Curieux personnages – Monique Granjon


31 Juil 2021

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15 Août 2021

Originaire du vignoble champenois, née en 1951, Monique Granjon vit à Châlons-en-
Champagne. Autodidacte, elle participe à des expositions collectives et
personnelles, Salons d’Automne Art Vivant depuis une vingtaine d’années, au
Musée de Razgrad en Bulgarie, au Romaneum de Neuss en Allemagne, à la Maison
du Département à Reims, au Salon des artistes français « Art en Capital » au Grand
Palais à Paris en 2014, au Salon d’automne à Paris en 2015, aux Biennales
internationales de Printemps au Prieuré de Vinetz à Châlons-en-Champagne, au
groupe Créer à Epernay, en Galeries à Honfleur et à la Galerie des Bains à
Plombières-les-Bains.
Le personnage peint ou sculpté en terre cuite ou en papier mâché est son sujet
principal.
Laissant aller son imagination, elle peint des personnages drôles, déformés, curieux,
colorés, parfois tristes, aux allures caricaturales. Ils donnent l’illusion de
«l’enfantin». Il lui arrive également de reproduire en terre cuite les personnages
qu’elle a peints. Elle aime les accessoiriser pour créer l’originalité. Sa peinture est
acrylique associée parfois à des collages. Elle utilise des papiers peints, de la ficelle,
des débris de peinture séchée, et crée un univers particulier qui la fait rêver.
Cette période de confinement lui a permis de créer davantage et de développer son
imaginaire sous des formes différentes. De ses peintures se dégage une certaine
émotion, vous y découvrirez de la joie, de la surprise, de la stupeur, et de la
douceur.
Elle habille ses créations. Elles sont animées, elle les contraint à porter certains
accessoires qui les mettent en valeur. Leur garde-robe la fait rêver et lui rappelle la
période où elle aimait fabriquer et accoutrer des poupées.
La morphologie de ses personnages reste toujours la même. Ils sont seuls ou parfois
en tribus.
Ce sont des êtres particuliers, ils interpellent et interpellent le spectateur sans
doute. Un dialogue s’instaure entre elle et eux, elle aime les abîmer, non pas pour
les faire souffrir, mais pour leur donner un genre peu commun pour que le
spectateur s’interroge et découvre un art propre à sa personnalité, et elle finit par
penser que l’œuvre est autant faite par ce spectateur que par l’artiste.
Lorsque l’on regarde l’ensemble de ses toiles, on ne remarque que des bustes aux
visages très expressifs représentant la vie et porteuses de sens et poésie.